« L’Arros’Heure » fait la pluie et le beau temps dans le jardin de Yann Kerhervé

L’invention de Yann Kerhervé, 15 ans, élève de seconde au lycée du Léon a été primée par la revue Science et vie junior.

Yann Kerhervé présente son prototype d’Arros’Heure, devant son potager

Yann Kerhervé, 15 ans, élève en classe de seconde au lycée du Léon, vient de voir son invention primée par la revue Science et Vie junior, avec à la clé une dotation de 1 000 €. Il s’agit d’un robot arroseur fonctionnant à distance via le Bluetooth d’un téléphone portable, baptisé « l’ Arros’Heure ». Rencontre.

Comment vous est venue l’idée de créer ce robot ?

Avec le retour des beaux jours, quand on aime avoir des produits frais dans son potager, encore faut-il pouvoir l’entretenir. En rentrant en seconde, concilier les cours, les devoirs et l’arrosage de mes plantations devenait compliqué. Je me suis demandé comment faire pour entretenir mes récoltes et comme je suis un passionné de programmation informatique et de domotique, riche du savoir acquis pendant mes trois années au club de robotique d’Erwan Tréguer, au collège Kerzourat, j’ai mis mes acquis au service de mes opérations d’arrosage.

Comment ça fonctionne ?

Le système adapte la durée de l’arrosage en fonction de la quantité de pluie tombée et de la température extérieure. Tous les jours, la carte programmable Arduino, récupère les informations transmises et le programme calcule la durée d’arrosage. À la fin du temps d’arrosage calculé, le servomoteur referme la vanne et le dispositif se met en veille pour 24 heures. L’Arros’Heure se pilote via une application que j’ai conçue et qui communique avec la carte Arduino grâce à une connexion Bluetooth. Elle permet de savoir s’il faut arroser ou non, laisser faire automatiquement ou manuellement pendant une durée de 30 minutes à 3 heures.

Désormais quels sont vos projets ?

J’ai commencé par déposer un certificat à l’Institut de la propriété industrielle (INPI). Par ailleurs, je continue à entretenir mes connaissances au cours de sciences numériques et techniques proposé au lycée du Léon. Ensuite, je vais dépenser une partie des 1 000 € pour me payer une imprimante 3D afin d’améliorer les boîtiers de mon invention. Enfin, j’attends la fin de l’année, pour savoir si je ferai partie de la sélection des trois meilleurs inventeurs de l’année 2020, avec remise des prix au Palais de la Découverte, à Paris. Plus tard, je voudrais rentrer dans la Marine marchande.

Le Télégramme le 21 mai 2020