Publié le 7 mai 2026
À Landivisiau, le réalisateur Gert-Peter Bruch éveille la conscience écologique des lycéens
Le 28 avril, les élèves de première du lycée du Léon de Landivisiau (Finistère) ont vécu une rencontre hors du commun en accueillant le réalisateur Gert-Peter Bruch pour la projection de son film documentaire « Amazonia, cœur de la terre mère ».

Le réalisateur Gert-Peter Bruch est venu présenter son documentaire « Amazonia, cœur de la terre mère » au lycée du Léon à Landivisiau (Finistère), mardi 28 avril 2026.
Cette initiative, portée par leurs professeures d’espagnol Myriam Simon et Magali Céron, s’inscrit pleinement dans le programme scolaire et vient conforter le label E3D (Établissement en démarche de développement durable) de niveau 2 de l’établissement ». « Le projet va bien au-delà de la simple thématique du cours », » se réjouissent d’ailleurs les enseignantes, face à l’implication de leurs classes.
Gert-Peter Bruch est un ancien journaliste culturel de 55 ans. Sa vie bascule à 18 ans en découvrant l’engagement du chanteur Sting aux côtés du célèbre chef amazonien Raoni Metuktire. Devenu fondateur de l’ONG Planète Amazone et cofondateur de l’Alliance des Gardiens de Mère Nature, il a fait le choix de l’engagement « : « Savoir sans rien faire, ou savoir et agir. Je dois essayer d’alerter ». »
Lutter contre l’éco-anxiété
Plutôt que le circuit classique et éphémère des salles obscures, il a choisi de diffuser son film, coréalisé avec la princesse Esmeralda de Belgique après quatre années de travail, directement auprès des jeunes pour donner de l’espoir. Son but : lutter contre l’éco-anxiété en s’inspirant des peuples autochtones qui défendent la forêt primaire, véritable « cœur » et non simple poumon de la Terre. » Il y a des gens sur cette planète qui ont mille fois plus de raisons de baisser les bras et pour autant, ils persévèrent et continuent de croire en l’homme », » martèle-t-il, devant l’auditoire.
Le message a fait mouche auprès des lycéens. Flavie, l’une des élèves, témoigne de l’impact de ce format : « C’est intéressant de voir la vie des indigènes, on n’en entend pas parler. Voir ce qu’ils ont vécu, le génocide, les menaces sur leurs peuples… C’est marquant, avec des images choquantes. Ce sont des humains comme nous. »
Une prise de conscience réussie pour cette jeune génération, invitée par le réalisateur à se renseigner, à se relier sur les réseaux sociaux et à devenir à son tour gardienne de la Terre Mère.
Pratique : Pour soutenir l’ONG (dons, bénévolat) ou s’informer sur le film : www.amazoniafilm.com.
© Ouest-France 02/05/2026