Publié le 20 mars 2026
Boue, cordes, entraide. . . Hier, dans la base militaire, ils ont relevé le défi d’une course d’obstacles
Landivisiau. Une course d’obstacles… au cœur d’une base militaire. Trois cents participants, dont de nombreux lycéens, se sont élancés sur un parcours de 7,3 km et 16 obstacles au sein de la Base d’aéronautique navale (BAN), mercredi.

« Le but est d’ouvrir les portes du monde militaire à la société civile. Le sport, c’est un vecteur d’ouverture. » L’OFFICIER CHARGE CE COMMUNICATION DE LA BAN
Ils ont couru, gravi, rampé et beau¬coup pataugé. Hier, une course d’obstacles « un peu spéciale» s’est déroulée en Finistère. Son originalité : elle s’est tenue dans l’enceinte de la Base d’aéronautique navale (BAN) de Landivisiau.
La quatrième édition de la BAN race a été un succès : elle a réuni 300 participants dont 160 élèves, qui ont donc couru aux côtés de militaires.
Événement ludique et de prime abord plutôt léger, il n’en est pas moins important pour les militaires de la Marine nationale. « Cette course s’inscrit dans la préparation militaire et physique du combattant. Ce sont des événements qui jalonnent l’année pour préparer les esprits et les corps des marins à être déployés à bord du porte-avions Charles-de-Gaulle », pose le commandant de la base Yvan Launay. « La doctrine depuis plusieurs années, c’est l’aguerrissement », complète le commandant adjoint Arnaud.
Ouvrir les portes de la base aux civils
Comme l’esprit militaire est de donner l’exemple, le commandant a lui aussi participé, aidant des lycéennes à progresser dans la boue, allongées sous des fils tendus et slalomant entre des pneus. Derrière, les membres de la Brigade de protection de la base s’engouffraient à leur tour dans cet obstacle avec un sac à dos comme contrainte supplémentaire. Le parcours de 7,3 km comportait i6 obstacles à franchir et certains nécessitaient de s’entraider.
« Le but est d’ouvrir les portes du monde militaire à la société civile et d’évoluer autour d’un concept familier pour tout le monde: le sport. C’est un vecteur d’ouverture de partage. On utilise le sport pour créer des liens avec les civils », explique l’officier chargé de communication de la BAN. « C’est l’occasion de faire connaître nos métiers, nos missions dans un cadre fraternel avec un défi collectif à relever », ajoute le commandant Yvan Launay.
« Certains paient pour faire ça!»
L’événement a donc été ouvert au lycée du Léon et à la Maison familiale rurale de Landivisiau, au lycée Notre-Dame-du-Mur de Morlaix, mais aussi aux élèves du Service militaire volontaire de Brest et du lycée Naval de Brest que la BAN parraine. « Certains paient pour faire ça ! » s’amuse un moniteur d’EPMS (Éducation physique militaire et sportive) Sous ses yeux, les coureurs progressent à pas lents dans un fossé boueux. Ils transitent par un conduit enterré avant d’atterrir, avec plus ou moins d’aisance, dans une large tranchée remplie d’eau.
Le visage constellé de boue, Stanislas, élève de Première au lycée Notre-Dame-du-Mur à Morlaix, affiche un grand sourire à l’arrivée : « Voir les avions décoller et participer avec des militaires, c’est une super expérience ! »
© Ouest-France 13/03/2026