Publié le 11 mai 2026

À Plouzané, l’Enib veut séduire les femmes avec ses formations aux métiers d’ingénieurs


L’Enib a accueilli plus d’une cinquantaine de lycéennes, jeudi, dans le cadre de l’événement « 100 femmes, 100 métiers : IngénieurE demain ! ». L’occasion de rendre ses formations un peu plus féminines.


Lors de l’événement « 100 femmes, 100 métiers : IngénieurE demain ! », Maïlys a pu visiter une maison du néolithique, à Molène, grâce à un dispositif de réalité virtuelle du Cerv – Enib, à Plouzané, jeudi 19 mars 2026.


Dans un contexte de forte évolution technologique et de transition industrielle, les femmes restent encore sous-représentées dans les formations et les métiers d’ingénieur. Un constat que partage l’École nationale d’ingénieurs de Brest (Enib), du groupe Bretagne INP, qui voudrait plus de mix

Cette année, le format est différent, en étant plus qualitatif et plus visuel. Après une présentation de la formation aux métiers d’ingénieur et un atelier d’échanges avec des étudiantes, des diplômées et une doctorante, les jeunes filles ont eu l’opportunité de découvrir le Centre européen de réalité virtuelle (Cerv), plateforme technologique de l’Enib », a détaillé Fanny Leboucher, responsable communication de l’Enib.

Via l’événement « 100 femmes, 100 métiers : IngénieurE demain ! », porté par l’UIMM Finistère, l’Enib a accueilli 55 lycéennes de Saint-François de Notre-Dame, à Lesneven, et du Léon, à Landivisiau, jeudi 19 mars 2026. Cette opération s’inscrit dans une dynamique qui vise à lutter contre les stéréotypes, rendre visibles des parcours féminins inspirants, créer des vocations, et à renforcer l’attractivité des formations scientifiques.

Intelligence artificielle et réalité virtuelle

Au Cerv, les lycéennes ont pu apprécier les gros dispositifs de réalité virtuelle (Cave et mur de diodes électroluminescentes), découvrir l’intelligence artificielle et un atelier casque et médiation culturelle avec le phare de Kéréon (entre Ouessant et Molène).

« Ça ouvre beaucoup d’horizons »

Les jeunes filles ont apprécié la visite, comme Maïann, élève de seconde à Landivisiau « J’ai envie d’être psychiatre, mais ma mère aimerait mieux que je me dirige vers la recherche ! En venant ici, je ne savais pas à quoi m’attendre, mais ce que j’ai vu c’est impressionnant, intéressant et on apprend beaucoup de choses. Ça ouvre beaucoup d’horizon », a-t-elle précisé.

© Le Télégramme 20/03/2026

Publié le 11 mai 2026

Dans le cadre de l’opération « 100 femmes, 100 métiers » 18 jeunes filles du Lycée du Léon se sont rendues à l’ENIB à Plouzané

Cette après-midi, reconduite depuis plusieurs années par l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM 29) est réservée aux filles de 1ère des lycées du Finistère suivant une spécialité scientifique et a pour objectif de promouvoir la poursuite d’études d’ingénieur chez les lycéennes.

En effet, bien que les jeunes filles constituent environ la moitié des élèves de « spécialités scientifiques » , elles ne représentent plus que 23% des étudiants en École d’ingénieur.
Cette visite est donc l’occasion pour elle de mieux comprendre le métier d’ingénieur , mais aussi de savoir comment y accéder et s’y épanouir.

En guise d’ouverture, une rapide présentation de l’Ecole et de ses enseignements a mis en lumière l’objectif principal de la formation en ingénierie : apprendre à apprendre, l’adaptabilité constituant la base d’un métier en constante évolution.

Ensuite, par petits groupes, la visite a commencé au Centre européen de réalité virtuelle (Cerv) où les lycéennes ont pu apprécier divers dispositifs de réalité virtuelle,

La visite s’est achevée par 2 ateliers d’échanges : D’abord, de jeunes étudiantes ont échangé avec les lycéennes autour de leur expérience actuelle à l’ENIB . Puis, d’’anciennes élèves, actuellement ingénieures, d’échanger sur leur métier au quotidien et sur leurs parcours très variés : cybersécurité, mécatronique, etc. Elles ont toutes encouragé les lycéennes à se montrer ambitieuse et à envisager sans hésitation une formation technique.

Une journée qui a donc atteint ses objectifs : redonner de l’ambition à nos jeunes lycéennes !

Publié le 7 mai 2026

« Je vous demande de prendre soin d’un petit coin de planète que vous aimez » : un cri du cœur pour l’Amazonie au lycée du Léon de Landivisiau

Mardi 28 avril, le fondateur de l’ONG Planète Amazone, Gert-Peter Bruch, a rencontré 140 lycéens landivisiens pour les sensibiliser à la protection de la forêt primaire et à la cause des peuples autochtones.

L’amphithéâtre du lycée du Léon était plein à craquer pour rencontrer Gert-Peter Bruch, ici avec le proviseur Eric Salaün.

Dans le cadre de leurs actions pour le développement durable, les professeurs d’espagnol du Lycée du Léon ont invité le réalisateur Gert-Peter Bruch pour une projection exceptionnelle. Son film, « Amazonia, Cœur de la Terre Mère », a plongé les élèves de première dans la réalité des tribus amazoniennes. Un visionnage qui n’a laissé personne indifférent : « Ma conscience a été malmenée », a avoué un lycéen, touché par les pressions financières qui menacent ces populations.

Porter la voix du chef Raoni

Depuis 15 ans, l’ONG Planète Amazone se bat pour que les chefs traditionnels, à l’image du célèbre cacique Raoni, soient enfin entendus lors des sommets internationaux sur le climat. L’objectif du réalisateur est de supprimer les intermédiaires pour laisser les premiers concernés s’exprimer sur le pillage de leurs terres. Pour lui, la vision occidentale doit changer : « La terre n’est pas une ressource mais notre source à tous. »

De la prise de conscience à l’action locale

Loin de réclamer des dons financiers, Gert-Peter Bruch a exhorté la jeunesse à un engagement de proximité. Refusant le fatalisme, il invite chaque élève à devenir acteur du changement à son échelle. « Je ne vous demande pas d’argent, mais de planter des arbres, de prendre soin d’un petit coin de planète que vous aimez », a-t-il lancé, plaçant les lycéens face à un choix crucial : celui de savoir sans rien faire ou de savoir et agir.

Pratique

Site web : planeteamazone.org ; courriel :


© Le Télégramme 04/05/2026

Publié le 7 mai 2026

À Landivisiau, le réalisateur Gert-Peter Bruch éveille la conscience écologique des lycéens


Le 28 avril, les élèves de première du lycée du Léon de Landivisiau (Finistère) ont vécu une rencontre hors du commun en accueillant le réalisateur Gert-Peter Bruch pour la projection de son film documentaire « Amazonia, cœur de la terre mère ».

De gauche à droite : Gert-Peter Bruch, fondateur de l’ONG Planète Amazone ; Éric Salaün, directeur du lycée du Léon ; Magali Céron, professeure d’espagnol ; Myriam Simon, professeure d’espagnol. | OUEST-FRANCE

Le réalisateur Gert-Peter Bruch est venu présenter son documentaire « Amazonia, cœur de la terre mère » au lycée du Léon à Landivisiau (Finistère), mardi 28 avril 2026.

Cette initiative, portée par leurs professeures d’espagnol Myriam Simon et Magali Céron, s’inscrit pleinement dans le programme scolaire et vient conforter le label E3D (Établissement en démarche de développement durable) de niveau 2 de l’établissement ». « Le projet va bien au-delà de la simple thématique du cours », » se réjouissent d’ailleurs les enseignantes, face à l’implication de leurs classes.

Gert-Peter Bruch est un ancien journaliste culturel de 55 ans. Sa vie bascule à 18 ans en découvrant l’engagement du chanteur Sting aux côtés du célèbre chef amazonien Raoni Metuktire. Devenu fondateur de l’ONG Planète Amazone et cofondateur de l’Alliance des Gardiens de Mère Nature, il a fait le choix de l’engagement « : « Savoir sans rien faire, ou savoir et agir. Je dois essayer d’alerter ». »

Lutter contre l’éco-anxiété

Plutôt que le circuit classique et éphémère des salles obscures, il a choisi de diffuser son film, coréalisé avec la princesse Esmeralda de Belgique après quatre années de travail, directement auprès des jeunes pour donner de l’espoir. Son but : lutter contre l’éco-anxiété en s’inspirant des peuples autochtones qui défendent la forêt primaire, véritable « cœur » et non simple poumon de la Terre. » Il y a des gens sur cette planète qui ont mille fois plus de raisons de baisser les bras et pour autant, ils persévèrent et continuent de croire en l’homme », » martèle-t-il, devant l’auditoire.

Le message a fait mouche auprès des lycéens. Flavie, l’une des élèves, témoigne de l’impact de ce format : « C’est intéressant de voir la vie des indigènes, on n’en entend pas parler. Voir ce qu’ils ont vécu, le génocide, les menaces sur leurs peuples… C’est marquant, avec des images choquantes. Ce sont des humains comme nous. »

Une prise de conscience réussie pour cette jeune génération, invitée par le réalisateur à se renseigner, à se relier sur les réseaux sociaux et à devenir à son tour gardienne de la Terre Mère.

Pratique : Pour soutenir l’ONG (dons, bénévolat) ou s’informer sur le film : www.amazoniafilm.com.

© Ouest-France 02/05/2026

Publié le 9 avril 2026

Radio Léonart – Les podcasts du Lycée du Léon

Vous pouvez aussi cliquer sur le lien ci-dessous :

Publié le 9 avril 2026

3ème sortie- théâtre des 1ères et Terminales HLP au Quartz, le mercredi 25 mars à 20h30, pour le spectacle de Marine Bachelot NGuyen, « Boat people »

La 3ème sortie- théâtre des 1ères et Terminales HLP au Quartz s’est déroulée le mercredi 25 mars à 20h30, avec le spectacle de Marine Bachelot NGuyen, « Boat people ». Sortie organisée par Mmes Auger-Garrec et Lebrun.

Lu sur le site du Quarts à Brest  sur pour le spectacle de Marine Bachelot NGuyen, « Boat people »:

« L’autrice et metteuse en scène Marine Bachelot Nguyen compose une fresque théâtrale poignante sur les réfugiés du sud-est asiatique et l’émergence de l’humanitaire. »

« Nourrie de témoignages, elle explore l’histoire et la mémoire de ces « peuples des bateaux » et leur présence constitutive au sein de la population européenne. Ces réfugiés politiques, ayant fui le Vietnam et le Cambodge après 1975, se font ici témoins de tous les exils, tous les déplacements de population qui irriguent notre histoire contemporaine. Traversés d’une puissante charge émotionnelle, leurs récits racontent aussi les débuts de l’humanitaire français et international. Porté par une distribution cosmopolite, ce spectacle trouve un écho politique et poétique déchirant. »

Publié le 30 mars 2026

À Landivisiau, le lycée du Léon a mis en place le Module Santé pour ses étudiants


Le lycée du Léon à Landivisiau lance un « Module Santé » novateur. Vingt-trois lycéens, de première et terminale, explorent le médical et paramédical hors programme, préparant activement leur avenir dans ces domaines exigeants.

Les lycéens retenus pour le Module Santé mis en place par leur professeure, Pauline Alméras, afin de se préparer aux études supérieures qu’ils envisagent dans le médical ou le para-médical.

Le lycée du Léon, une nouvelle fois, innove dans ses initiatives. Ce vendredi 27 mars 2026, salle 104, 23 élèves de première et terminale se sont retrouvés avec Pauline Alméras, professeur de SVT, pour aborder des thèmes du médical et paramédical hors programme, afin d’anticiper les études supérieures auxquelles ils se destinent.

Le corps humain à la loupe

Et durant 30 minutes sur dix semaines, ces jeunes, choisis pour leur motivation, défrichent le corps humain. « C’est un projet propre à l’établissement que j’ai pu mettre en place, explique l’enseignante, en tant que membre de l’équipe académique « École promotrice de santé. À partir de septembre prochain, cette formation se déploiera sur 45 minutes et sur toute l’année ».

Le sujet de ce midi, dans le créneau 13 h-13 h 30 est la filtration du sang par le foie, cet organe incontournable qui possède une vascularisation particulière, travaille de concert avec la vésicule biliaire et est organisé en lobules. La professeure commence par poser les bases : la veine porte qui apporte le sang des intestins, l’artère hépatique qui apporte le sang oxygéné et le canal biliaire, puis elle aborde les sinusoïdes et la veine centro-lobulaire. Les étudiants sont au fait, ils ont travaillé en amont. Puis, ils passent à l’observation au microscope du lobule du foie de porc avant de schématiser ce qu’ils ont vu.

« Cette initiation nous conforte dans nos choix d’orientation »

30 minutes, c’est intense mais d’un cours à l’autre ils progressent et comme disent Léa et Maïlys « Cette initiation nous conforte dans nos choix d’orientation, on passe de l’envie de faire médecine ou biologie à une orientation fondée sur un approfondissement notionnel. » Et pour aller plus loin, chacun de repartir avec un document pour réfléchir à la zonation des lobules hépatiques, la motivation en bandoulière.

© Le Télégramme 30/03/2026

Publié le 29 mars 2026

Une journée dans la peau d’un étudiant de Licence 1 LLCER à l’UBO

Le vendredi 6 mars 2026, les élèves de Terminale spécialité LLCER : AMC ont eu l’opportunité de passer une journée dans la peau d’un étudiant de Licence 1 LLCER anglais. Ils ont ainsi assisté à plusieurs cours mais aussi pu échanger avec des étudiants de L1 et de Master.

Le programme était le suivant :

CM: civilisation américaine: l’urbanisation/ la ville américaine. Professor Serme

TD: Zinn : A people’s history of the United States chapter 20 : the seventies undercontrol?/

Présentation de la BU avec cours sur le fonctionnement de la bibliothèque, des systèmes de recherches et visite des lieux ( bibliothèque et magasin) et informations sur les différents médias et évènements.

Repas au RU

Informations sur les programmes universitaires de mobilités internationales Professor Le Corre/ Présentation par des élèves de Master de leur stage de L3 à l’étranger.

CM: American Literature : Western Fiction Professor Cornec

Cette journée fût particulièrement riche en information et a permis aux lycéens d’avoir une première approche réaliste d’une journée d’étudiant en langue.

Publié le 20 mars 2026

Boue, rivière glaciale, tunnels.. Militaires et lycéens repoussent leurs limites à la BAN Race de Landivisiau

La BAN Race de Landivisiau a réuni militaires et lycéens, le 11 mars, dans un parcours sportif de 7,3 km. Objectif : créer un moment de cohésion entre l’armée et la nation.

Sous les filets positionnés à 50 cm du sol et dans une boue soigneusement entretenue, le parcours du combattant a réjoui tout le monde !

Quatrième édition de la BAN Race sur le site de la Base Aéronavale de Landivisiau, ce mercredi 11 mars 2026. Objectif : ouvrir un parcours sportif de 7,3 km à des militaires de la base dont les Brigades de protection, aux unités qu’elle parraine : le Service militaire volontaire de Brest et les classes préparatoires du Lycée Naval et, plus largement, à des jeunes issus des lycées MFR et Léon, à Landivisiau, et Notre-Dame-du-Mur, à Morlaix.

La sortie du tunnel ne manque pas de charme non plus avec son atterrissage dans « la rivière » !

« Autour d’un concept partagé, le sport, nous créons un moment de cohésion entre l’armée et la nation », explique le commandant Arnaud, adjoint au Pacha comme officier éducation physique militaire et sportive coordinateur de l’événement sous l’égide de l’état-major.

Ils étaient 45 lycéens de la MFR Landi inscrits pour le challenge de la BAN Race, dont 43 filles !

« On veut ouvrir l’univers militaire à la jeunesse »

« Aujourd’hui, on accueille 300 participants, civils et militaires, 100 de plus que l’an passé dont 50 % de lycéens, et 30 % de filles, réunis par groupes mixtes de huit. On veut ouvrir l’univers militaire à la jeunesse ». Recruter s’impose mais, rayonner tout autant.

Et entre des passages sous filet dans des terrains boueux à souhait, des canalisations terreuses et des fosses pleines d’eau, le plaisir, dans la boue et la sueur, est au rendez-vous. Si, bien sûr, l’astreinte sportive est forte sur la base en vue des examens annuels, l’ambiance est à la convivialité et tandis que les Rafale manœuvrent, le commandant Launay n’est pas le dernier à mouiller sa chemise. Devoir d’exemplarité oblige !

Durant toute la compétition, civils et militaires auront eu obligation de faire corps à l’intérieur de leur groupe ce qui participe bien sûr à sensibiliser aux valeurs phares de l’armée. Verdict des lycéens à l’arrivée « C’était très amusant ! La rivière, c’était trop drôle surtout à la sortie du tunnel. On savait à peu près à quoi s’attendre mais quand même, faut avoir du mental et un sacré cardio ! ».


© Le Télégramme 14/03/2026

Publié le 20 mars 2026

Boue, cordes, entraide. . . Hier, dans la base militaire, ils ont relevé le défi d’une course d’obstacles

Landivisiau. Une course d’obstacles… au cœur d’une base militaire. Trois cents participants, dont de nombreux lycéens, se sont élancés sur un parcours de 7,3 km et 16 obstacles au sein de la Base d’aéronautique navale (BAN), mercredi.

Fils tendus, boue et pneus qui entravent la progression : militaires et civils se sont mesurés aux mêmes obstacles lors de la Ban race mercredi 11 mars 2026. | OUEST-FRANCE

« Le but est d’ouvrir les portes du monde militaire à la société civile. Le sport, c’est un vecteur d’ouverture. » L’OFFICIER CHARGE CE COMMUNICATION DE LA BAN

Ils ont couru, gravi, rampé et beau¬coup pataugé. Hier, une course d’obstacles « un peu spéciale» s’est déroulée en Finistère. Son originalité : elle s’est tenue dans l’enceinte de la Base d’aéronautique navale (BAN) de Landivisiau.

La quatrième édition de la BAN race a été un succès : elle a réuni 300 participants dont 160 élèves, qui ont donc couru aux côtés de militaires.

Événement ludique et de prime abord plutôt léger, il n’en est pas moins important pour les militaires de la Marine nationale. « Cette course s’inscrit dans la préparation militaire et physique du combattant. Ce sont des événements qui jalonnent l’année pour préparer les esprits et les corps des marins à être déployés à bord du porte-avions Charles-de-Gaulle », pose le commandant de la base Yvan Launay. « La doctrine depuis plusieurs années, c’est l’aguerrissement », complète le commandant adjoint Arnaud.

Ouvrir les portes de la base aux civils

Comme l’esprit militaire est de donner l’exemple, le commandant a lui aussi participé, aidant des lycéennes à progresser dans la boue, allongées sous des fils tendus et slalomant entre des pneus. Derrière, les membres de la Brigade de protection de la base s’engouffraient à leur tour dans cet obstacle avec un sac à dos comme contrainte supplémentaire. Le parcours de 7,3 km comportait i6 obstacles à franchir et certains nécessitaient de s’entraider.

« Le but est d’ouvrir les portes du monde militaire à la société civile et d’évoluer autour d’un concept familier pour tout le monde: le sport. C’est un vecteur d’ouverture de partage. On utilise le sport pour créer des liens avec les civils », explique l’officier chargé de communication de la BAN. « C’est l’occasion de faire connaître nos métiers, nos missions dans un cadre fraternel avec un défi collectif à relever », ajoute le commandant Yvan Launay.

« Certains paient pour faire ça!»

L’événement a donc été ouvert au lycée du Léon et à la Maison familiale rurale de Landivisiau, au lycée Notre-Dame-du-Mur de Morlaix, mais aussi aux élèves du Service militaire volontaire de Brest et du lycée Naval de Brest que la BAN parraine. « Certains paient pour faire ça ! » s’amuse un moniteur d’EPMS (Éducation physique militaire et sportive) Sous ses yeux, les coureurs progressent à pas lents dans un fossé boueux. Ils transitent par un conduit enterré avant d’atterrir, avec plus ou moins d’aisance, dans une large tranchée remplie d’eau.

Le visage constellé de boue, Stanislas, élève de Première au lycée Notre-Dame-du-Mur à Morlaix, affiche un grand sourire à l’arrivée : « Voir les avions décoller et participer avec des militaires, c’est une super expérience ! »


© Ouest-France 13/03/2026

Publié le 20 mars 2026

« Pour le Finistère, notre objectif était de 180 tonnes après les 177 tonnes de dons, l’an passé » : les Restos du cœur craignent une nouvelle poussée de la précarité

Sur le pont ce week-end pour leur collecte, les Restos du cœur font face à un afflux de bénéficiaires. Des Bretons que la hausse des prix de l’énergie pourrait encore fragiliser.

À Landivisiau, les bénévoles bénéficient, chaque année, du concours de lycéens comme Perrine, salue Annick Mobihan, la présidente des Restos du Finistère. (Le Télégramme/Jean Le Borgne)

Des boîtes de conserve, du café, des sachets de pâtes ou des produits d’hygiène. Les chariots des Restos du cœur ont fait le plein partout en France, ce week-end, à l’occasion de la collecte annuelle de l’association caritative. « Les gens sont généreux », constatent Selim et Jeanne, deux des seize élèves du lycée du Léon mobilisés pour l’occasion, ce dimanche matin, à l’entrée d’un supermarché de Landivisiau (29).

Pour Annick Mobihan, la présidente de l’association départementale des Restos du cœur, la solidarité devrait à nouveau être au rendez-vous. Les premières estimations semblent le confirmer, alors que la collecte représente, chaque année, près de 8 500 tonnes de produits, soit 12 % des besoins à l’échelle nationale : « Pour le Finistère, notre objectif était de 180 tonnes après les 177 tonnes de dons, l’an passé ».

Budgets resserrés

L’enjeu est plus fort que jamais, alors que les prix des carburants à la pompe grimpent. Dans ce contexte de guerre au Moyen-Orient, les bénévoles s’attendent à un nouvel afflux de personnes en difficulté. « Après l’augmentation des coûts du logement et de l’alimentation, elles vont avoir besoin de nous parce que tout ce qu’elles mettront dans le carburant pour aller travailler, elles ne pourront pas le dépenser pour se nourrir », s’inquiète la bénévole. Avant de tenter de rassurer les plus démunis à la lumière de la mobilisation du week-end.

À la sortie du magasin, Maxime, 18 ans, explique avoir remis quelques boîtes de conserve à l’occasion de ses courses alimentaires du week-end : « C’est important que ceux qui se retrouvent en difficulté se sentent aidés. »

Un nouveau centre face à la précarité

Le contexte économique est compliqué pour de nombreux Finistériens : 1,7 million de repas ont été distribués lors de la dernière campagne auprès de 16 000 bénéficiaires dont le nombre a augmenté l’an dernier d’environ 10 %. « Plus que les autres années, on l’a ressenti à la rentrée dans nos centres de Brest, Plouzané et Quimper qui ont enregistré un afflux d’étudiants. La précarité augmente », s’inquiète la présidente de l’association départementale.

Dans ces conditions et face à la saturation des Restos brestois, l’ouverture d’un second centre s’avère nécessaire. « À la rentrée prochaine, celui de la rue de la Villeneuve devrait être remplacé par deux Restos situés à Keredern et Recouvrance », souligne Annick Mobihan.

Vers une seconde collecte annuelle

Pour répondre aux besoins, « la grande distribution, l’industrie agroalimentaire, les agriculteurs mais aussi les transporteurs jouent le jeu », souligne Yvon, coresponsable des Restos de Landivisiau aux côtés d’Anne et de Guy. L’afflux de bénéficiaires pourrait toutefois conduire à lancer une seconde collecte annuelle, auprès des clients de la distribution, avant l’hiver prochain.

L’association aura encore grand besoin de conserves individuelles à base de protéines animales ou végétales, alors que la moitié des bénéficiaires est composée de personnes vivant seules. L’un des ingrédients, avec l’écoute, de l’accompagnement des Bretons en situation de précarité accueillis par les bénévoles. Ils restent mobilisés pour que pousser la porte des Restos du cœur ne soit pas une nouvelle épreuve.

© Le Télégramme 09/03/2026

Publié le 6 mars 2026

Visitez le Lycée du Léon : Portes Ouvertes le Vendredi 13 Mars 2026 de 17h00 à 20h00

Visitez le Lycée du Léon : Portes Ouvertes le Vendredi 13 Mars 2026 de 17h00 à 20h00